24 novembre 2008

Méfiez-vous des imitations

Après une longue journée de réunion samedi, je me suis retrouvé avec quelques camarades européens à me vider la tête devant la plus longue publicité de l'année.
Il n'y a pas à dire, Daniel Craig est un imposteur. Déjà il est blond. Désolé, un Bond blond, c'est déjà la référence absolue à ce "soft fluffy bunny" de Roger Moore. Ridicule.
Mais alors là où il est carrément grotesque... Môssieur James traverse la moitié du desert péruvien à pattes, accompagné d'une fille (avec laquelle il n'a même pas couché, soit dit en passant) qui se balade pieds nus, et arrive dans un village pile poil à temps pour prendre le bus. De deux choses l'une: soit les producteurs se foutent de notre gueule, soit la STIB devrait immédiatement prendre contact avec Lima pour améliorer son service. Vendredi soir, pour ma part, j'ai attendu mon 54 vingt-cinq minutes sous la neige, rogntudjuu.
En attendant, pour ceux qui ont un doute quant à "c'est qui le vrai Bond, à la fin", je vous livre la réponse ci-dessous:



La pâle copie...


... et l'indépassable original. C'est quand même une autre classe, non?
Bon, évidemment certain(e)s me diront que le vrai Bond c'est Benoit Hamon. C'est une légende : on n'a jamais vu James boire du Chouchen.

20 novembre 2008

Solidarité avec le crops enseignant (outre quiévrain, cette fois)

Clin d'oeil aux camarades grêvistes qui s'inquiètent de la refonte de l'enseignement français. Après la journée respact, c'était bien le moins.

L'auteur du dessin se trouve ici. Et pour les infos syndicales dans l'éducation nationale française, je vous renvoie plutôt au blog de mon camarade Nicolas Anoto (qui, c'est vrai, poste plus sur le congrès du PS que sur ses permanences syndicales pour le moment... ;) )

05 novembre 2008

Ma modestie dut-elle en souffrir...



... je suis assez heureux de vous annoncer que ce soir à 18h30, puis en boucle toutes les heures et demie, vous pourrez assister à ceci.


C'est ma première vraie télé (régionale mais de qualité), ça me stresse un peu mais bon... Je vous mettrai la vidéo plus tard, vous m'enverrez les tomates ou les lauriers.
EDIT: Voila, les images du débat sont en ligne sur le site de télébruxelles pendant une semaine. Le fonds est ce qu'il est, mais n'hésitez pas à me laisser vos commentaires constructifs (genre, "tu devrais porter une moumoutte", c'est pas cosntructif, c'est de la tetracapiloctomie).

31 octobre 2008

"Avant pour confronter les individus...

... il y avait la guerre. Aujourd'hui il y a l'entreprise. C'est peut-être pas plus mal" selon un cadre du MEDEF. C'est la conclusion sinistre de ce documentaire à visionner de toute urgence: "J'ai mal au travail".

Une réflexion sur la valeur travail - ou plutôt sur le management du travail sans valeur. Hormis la valeur ajoutée bien sur. Et qui ne peut empêcher d'amener à se poser au moins deux questions plus difficiles qu'on ne croit. N'avez qu'à essayer d'y répondre dans les coms d'ailleurs, si elles vous paraissent si facile que ça:

1. Pour moi, c'est quoi le bonheur (et comment l'atteindre)?
2. Quelle valeur - non économique - a mon travail et pourquoi le fais-je ?

Et si vous voulez rire un peu - ou pas - vous pouvez aussi réfléchir à jusqu'où les techniques dénoncées dans le grand méchant monde de l'entreprise ne sont pas aussi de mise dans les différentes structures associatives/ non marchandes/ militantes. En un mot, jusqu'où ces modes relationnels ont percolés dans la société en général?

Bon visionnage!


J'ai mal au travail 1
envoyé par revolution2




J'ai mal au travail 2
envoyé par revolution2




J'ai mal au travail 3
envoyé par revolution2





J'ai mal au travail 4
envoyé par revolution2




J'ai mal au travail 5
envoyé par revolution2

29 octobre 2008

One week to go

Right, folks. So far I didn't bother to mention the next US elections on this blog (oh well, I know, I haven't written anything in English for ages, too).


Not that it is not important or anything. But, honnest, stating that I stand for the Democratic Party* on this blog would be no news for any reader, and of no use from a campaign point of view.

Besides, ever since Nuremberg, I rather keep my distances from mass hysteria whatever form it takes** - so I "rather kept my distances" from the nerve-breaking Obamania we had to go through lately. And yes, it seems that I have got this tendency to pick the wrong bloke in primaries, as I stood for Hillary in the last rounds of the pre-campaign.


But anyway, this clip brought back some good memories, and I would hate to be the only one laughing my head off in front of my computer during office hours. So here you go:




Ah, and if you don't know what to do on the 4th of november, join us (belgian comittee for Barck Obama, chairman Elio D.) at the "Maison du Peuple" Café on the Parvis de St-Gilles. Politics on big screen - a welcome change from football, now and then




* Note to Italian friends: this is a comment only valid for the US.

** Note to long-haired-headbangers: nothing to do with the metal band.

27 octobre 2008

Quand je serai grand, je serai Matteo Alaluf.



Bon, ok, point de vue confort de lecture, c'est pas parfait. Mais vous êtes de grands débrouillards, je vous fait confiance. Et puis l'effort est toujours récompensé. Enfin presque toujours, quoi.
Bref, encore un article qui conforte plusieurs positions lues sur ce blog par le passé. En mieux écrit.
Sinon, un autre texte intéressant avec des vrais morceaux de chômeurs et de sans-papier, c'est le Rapport 2008 de l'observatoire de la santé et du social bruxellois.
Détail amusant, ce rapport relève une diminution du nombre de chômeurs à partir de 2006. Autre détail amusant, le même rapport relève une augmentation du nombre de bénéficiaires du Revenu d'Insertion Sociale (RIS). Dans des proportions à peu près similaires, d'ailleurs.
Heureusement, les auteurs du rapport expliquent que cette augmentation s'explique notamment par l'amélioration de l'accès au RIS dans le chef des personnes qui y ont droit.
Ca me rassure un peu, vu que, médisant comme je suis (vous me connaissez), je n'avais pas pu m'empêcher de faire un lien entre ces deux tendances et la mise en place de la chasse aux chômeurs en 2006 aussi. Mais bon, moi je dis ça, je dis rien...
En ce début de semaine de congé scolaire, spéciale dédicace à mes amis qui suent sang et eau pour la grandeur de la Nation. Et pour l'émancipation sociale de nos chères têtes blondes, un peu aussi, quand même :

21 octobre 2008

C'est fou...


... ce que le temps passe vite. On publie une note, on tourne le dos et paf! 15 jours (et le reste) dans la vue.
Et, phénomène amusant, le temps ne semble pas s'écouler à la même vitesse pour tout le monde. Genre, pour moi, ma dernière note c'était hier. Et pour toi, ami-camarade lecteur avide d'analyses pertinentes, d'humour glacé et de bon goût et de pertes de temps honteusement prises sur celui que tu devrais passer à gagner la croûte de ton patron à la sueur de ton front... Inutile de nier, j'ai les stats des visites. (et d'ailleurs, je dois dire que je reste scotché de voir la quantité de visites que me ramènent la recherche "Hadja Labib". Lecteur, tu as un goût certain).
Bon, j'admets qu'il y a aussi deux trois vieux pervers qui arrivent en tapant "sous-vêtements 1955", ce qui peut surprendre, et quelques persones souffrant d'une grave maladie mentale qui nous rejoignent par le truchement des mots clés "poitrine Caroline Gennez". Mais on ne choisit pas tous ses lecteurs et comme je pourrais prétendre au titre de "bloggeur le moins influent du web", je ne vais pas faire la fine bouche.
Bref.
Pour une fois que je termine le boulot un peu plus tôt, j'en profite pour faire quelques petites annonces:
  1. MARIE ARENA SERA L'INVITEE DE LA FBJS ce jeudi soir à partir de 21H dans notre local de la rue de la Croix de Fer (Maison de la Laicité Lucia de Brouckère, métro Madou ou Parc). Venez nombreux pour discuter avec elle de son bilan, notamment dans le domaine de l'enseignement en Communauté Française. Cette rencontre marquera le coup d'envoi des Travaux de la FBJS en vue de sa contribution aux programmes socialistes pour les élections régionales et européennes de juin prochain.
  2. Dans le même registre, j'animerai les GT "Logement" et "Relations Internationales" de la FBJS. Au même endroit, sauf contre-ordre. Premières réunions: le 30 octobre 19h (International) et le 3 novembre 19h (logement). N'hésitez pas à confirmer votre présence!
  3. Et puisqu'on parle de logement et de taf... Ceux qui se demandent ce que je fous de mes journées pourront trouver des éléments de réponse sur le site du Plan 1000 logements de la Ville de Bruxelles. Il aura fait suer tout le monde au cab' mais ça y est, il est en ligne!
Voila, stay tuned!

01 octobre 2008

Profitez-en bien, parceque ça n'arrivera pas tous les jours!


Alors, aujourd'hui, une petite pensée à l'attention des quelques uns qui se disent qu'un blog politique, ça ne sert à rien d'autre que relayer ce qu'il y a déjà dans la presse.
Et dans le registre des trucs qui me font dire que j'ai besoin de repos, elle vient en droite ligne de Saint Thomas d'Aquin. Oui, madame! Attention les yeux, ça déchire sa maman, comme phrase:

« En effet, il est plus beau d’éclairer que de briller seulement ; de même est-il plus beau de transmettre aux autres ce qu’on a contemplé que de contempler seulement. »

Sacré Thomas, va! Ce bon vieux Tom, toujours le mot pour rire. Mais où va-t-il chercher tout ça? Et, d'après Newton, il avait une passion pour les brocolis, en plus. Ou bien c'était d'après gotlieb, je ne sais plus. Ca me rappelle d'ailleurs une anecdote amusante à propos de Newton - qui faisait sa sieste sous un pommier quand St Thomas lui a laissé tombé sa "Réfutation d'Averoes" sur le coin de la figure. Ce qui a amené Isaac à envahir l'Afghanistan et l'Irak.
Mais bon, je m'égare (dans la banlieue d'Athènes), puisqu'en l'occurrence, ça vient de la Somme Théologique - et si ça ne dit pas que j'ai besoin de soins, ça dit au moins que je dois faire élargir les cols de mes chemises! ah mais!
(et puis bon, si Elio ne cite que Lacordaire dans son bouquin, je vois pas pourquoi on devrait se priver, hein... Et à bas la calotte, si je veux, d'abord)

30 septembre 2008

Série noire pour ville grise.

En moins d'une semaine et dans des registres plutôt différents, 3 décès qui me font dire que mes références culturelles sont un poil fragiles du strict point de vue de la santé. Ou alors que, quitte à aimer le travail des vieux, je ferais aussi bien de directement aimer le travail de vieux morts...
Bref, dans l'ordre: toutes mes pensées vont aux familles et aux proches de Georges Debunne (leader syndical), Raymond Macherot (génial créateur de Clifton, de Sybilline, ...) et, apprend-on aujourd'hui, de Marc Moulin (tout aussi génial musicien, auteur-compositeur, chroniqueur, dramaturge amateur, ...).

Déjà que ce blog était d'un calme qui inspirait le recueillement, au rythme où ça va, il finira par ressembler à un long obituaire.


25 septembre 2008

Mais qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école?

Croyez le ou non, mais j'étais sur le point de finalement tenir ma promesse de vous parler du bouquin d'Elio. Et puis crac, voila que je suis encore rattrapé par une saine dose de procrastination.
En fait, non, même pas: c'est juste que dans la vie, y a des vraies priorités et celle-ci en est une, sans l'ombre d'un doute. Donc, j'allais me mettre à rédiger lorsque commence la discussion avec deux collègues, que je ne nommerai pas pour les sauver de la honte - mais que nous appellerons Alex et Amal pour la lisibilité de l'histoire.
Alex: Brian, t'es sur "Cirque Royal"?
Moi: oui, attends j'en sors. Ah tiens Chuck Berry y joue le 11 novembre. Il est pas mort Chuck Berry?
Alex: Qui ça?
Moi: ...
Amal et Alex: Non parceque, tu nous parlerais de Chuck Norris, on pourrait te dire mais chuck Berry, jamais entendu parler.
Moi: ... ... ...
(test audio: je leur passe johnny b goode)
Eux: Et c'est CA que tu nous repproche de pas connaitre? (sarcasmes, rires et autres dérives)
Pardonne leur, Keith Richards, ils ne savent pas ce qu'ils disent.
Finalement Tarabella a peut-être raison, on devrait remplacer les cours de gym par autre chose. Pourquoi pas des cours d'éducation musicale?
Je m'y mets tout de suite.

Donc, pour commencer, Roll Over Beethoven dans la version d'ELO.

Rock&Roll Music par un petit groupe obscur de Liverpool


Et tant qu'à faire, une petite version des stones

Et pour le plaisir:

24 septembre 2008

RIen ne va plus entre entre le CD&V et la NVA...


... cartel épique qui croyait pendre!


(bein non, je n'ai pas perdu le goût des calembours foireux. Cela dit, j'ai lu le petit bouquin d'Elio et comme promis je vous dis bientôt ce que j'en pense - chuis pas sur que ça va étonner grand monde)

17 septembre 2008

Dans quel état j'erre...



L'autre jour, après que dans un grand moment de doute, je fixais mon statut facebook (oui, je cède à tous les gadgets sur le web) sur "préfère la dialectique marxiste à la logique libérale de compétition", je recevais le commentaire suivant d'un camarade et ami. "Tu te pose trop de questions".
Je ne sais pas si je me pose trop de questions ou pas, mais il est certain qu'il y en a un à qui on a du en poser beaucoup récemment. Le camarade Di Rupo s'est donc fendu d'un bouquin pour y répondre. "Etre socialiste aujourd'hui" paraît prochainement chez Luc Pire et est déjà consultable en ligne.
Je l'ai téléchargé hier soir et vous donnerai mon avis sur la question plus tard vu que, là, je dois mettre la dernière main à un discours sur la privatisation de La Poste pour mon camarade patron.

15 septembre 2008

La Belgique est en guerre!

Je me souviens que, quand j'étais gosse... pardon? oui, j'ai été gosse, c'était dans les années 80. Quoi? oui, j'avais des cheveux et pour les photos vous pouvez toujours vous brosser.


Bon, donc, quand j'étais gosse, tous les mois, une sirène s'élevait, lugubre, dans le calme relatif du centre de Waterloo. Pas celle des flics et son ridicule pinpon. Non, une vraie sirène, sombre, lourde comme un ciel d'acier. Une de celle qui vous convie à vous rendre à l'abri le plus proche et à attendre que ça passe. Les années 80, à Waterloo comme partout en Belgique, c'était la crise des missiles, la guerre froide, l'angoisse diffuse que, demain, les russkoff et les amerloques pourraient déraper sur le bouton rouge. Comme une peur que, en quelques heures, il n'y aurait plus personne pour éteindre la lumière en sortant.

Heureusement, 20 ans, quelques centimètres de plus et quelques tifs de moins plus tard, Waterloo et la Belgique n'en sont plus là. Je ne crois pas que la sirène sonne encore une fois par mois: à quoi bon? Avec la fin du bloc communiste, c'est évident, le monde était entré dans une ère de paix sans nuage. Et l'Europe allait enfin bénéficier des dividendes de la paix.

Et bien, les amis, fini de rire. Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte mais la Belgique est en guerre! La vraie, avec des vrais avions, des vraies bombes et, déjà, des vrais morts.
Oh! Ne vous précipitez pas au Delhaize du coin pour faire des provisions de sucre et de conserves de petits-pois et carottes. Pour les plus distraits d'entre-vous, la guerre en question, c'est en Afghanistan qu'elle se mène. Et ça fait sept ans que ça dure. Sept ans que nos beaux militaires montent la garde devant l'aéroport de Kaboul et assurent le service dentaire pour la population locale.

Sept ans que la guerre est belle et exotique, sous le drapeau de l'ONU, de l'OTAN et de la chasse aux villains barbus, pour la démocratie et contre la tyranie. Et bien j'espère que cette version là vous a plu et que vous en avez bien profité. Parceque depuis trois semaines, les plombages et les vacances militaires, c'est du passé. On a sorti les fleurs des fusils et entamés les choses sérieuses. Depuis trois semaines, donc, des F-16 de la force aérienne belge sont "en appui des troupes au sol néerlandaises dans la région de Kandahar".

Kandahar, c'est là (je dis ça pour les 2 cancres du fond qui n'ont pas révisé leur dernier cours de géo):

Parmi les grands moments de la riche histoire de Kandahar, je m'autorise cette petite citation tirée de l'article Wikipedia consacrée à la première guerre Anglo-afghane (1839-1842):
To justify his plan, Lord Auckland issued the Simla Manifesto in October 1838, setting forth the necessary reasons for British intervention in Afghanistan. The manifesto stated that in order to ensure the welfare of India, the British must have a trustworthy ally on India's western frontier. The British pretence that their troops were merely supporting Shah Shuja's small army in retaking what was once his throne fooled no one. Although the Simla Manifesto stated that British troops would be withdrawn as soon as Shuja was installed in Kabul, Shuja's rule depended entirely on British arms to suppress rebellion and on British funds to buy the support of tribal chiefs. The British denied that they were invading Afghanistan, instead claiming they were merely supporting its legitimate Shuja government "against foreign interference and factious opposition".
Un gouvernement illégitime à renverser, un gentil à mettre à sa place, la défense de notre propre sécurité par un conflit projeté hors des frontières... Et puis le gouvernement fantoche incapable de survivre sans la présence massive de soldats étrangers pour contenir les rebelles, sans les capitaux extérieurs pour acheter le soutien des potentats locaux - toute ressemblance avec des évènements récents serait purement fortuite.
N'empêche que tout y est. J'espère en tout cas que vous vous sentez plus en sécurité maintenant que vous savez que le soldat Belge, sorti du tombeau et de nos frontières, survole au nom de l'OTAN une zone densément peuplée, dotée d'une longue histoire de guérilla et sur laquelle il ne lui faudra pas attendre longtemps avant de balancer les premières bombes.
Mais bah! aussi longtemps que le budget de la défense est consciencieusement dépensé dans la production de la FN à Herstal, on aurait mauvaise grâce de se plaindre.
Une lecture intéressante, tout de même: les 10 principes de propagandes à usage des guerres de toutes températures. Par Anne Morelli.
Je me demande s'ils ont encore le loisir de tester leurs sirènes à Kandahar...

21 août 2008

Les vacances sont finies!

... ET LA RENTREE SOCIALE SERA CHAUDE!

Camarades, préparons-nous à défendre nos droits sociaux!


02 juillet 2008

Sans commentaire

Dans le cadre de notre grande série "morceaux que quand tu les écoutes, tu peux que pleurer tellement que c'est beau", aujourd'hui: "While My Guitar Gently Weeps". Pour ceux qui espéraient un discours de Flupke Moustache, c'est raté ;)
La version originale sur le double blanc des Beatles est déjà pas croyable. Les muppets en ont fait une reprise pas mal (comme la plupart de leurs reprises, d'ailleurs - je vous ai déjà passé Tenderly, non?).
La version du jour est sans doute la plus émouvante, à mon avis. Alors hop: chantée par Clapton, pour un concert hommage à Harrison avec un band comme on n'en voit plus qu'au Prince's Trust dans les bonnes années.
Ecoutez et sortez les mouchoirs.



29 juin 2008

Temps mort.

Lumière.
Aspiration.
Grésillement.

Un point rouge dans la nuit.
Deux volutes bleues qui troublent un peu la lumière des étoiles.

Et je devrais arrêter de fumer???

03 juin 2008

Com' de Presse de Mélenchon

Puisque, d'après une application Facebook (quel socialiste êtes-vous?), je suis Jean Luc Mélenchon, je vous retranscris ici le dernier communiqu" de presse de mon alter égo français et connu. La façon dont c'est tourné ne me fait pas croire une seconde qu'un véritable rassemblement à al gauche du PS d'Outre-Quiévrain soit possible - principalement pour des questions d'égo, justement.
Mais bon, 'y a pas de mal à se faire du bien:
Communiqué de presse de Jean-Luc Mélenchon sénateur, membre du bureau national du PS

Le congrès du PS va-t-il se résumer à une course à : « plus libéral que moi tu meurs » ?Tout porte à le croire. Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Manuel Valls c’est la surenchère permanente.Comment empêcher le centre de gravité du parti d’être aspiré par ce trou noir ? Cette ligne politique est mortifère. En Italie, elle a produit la défaite et l’éclatement de la gauche en camps inconciliables.En France, la gauche du parti socialiste a une responsabilité essentielle pour bloquer ce processus.J’adjure le NPS d’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon d’entendre les appels au rassemblement de la gauche du parti que je leur lance. Que le souvenir de la division des partisans du non et de la synthèse trompeuse du congrès du Mans nous serve de leçon. Elles nous ont condamnés à l’échec à l’investiture aux présidentielles. Chaque occasion manquée par la gauche du parti condamne le PS à un nouveau glissement social-libéral, condamne la gauche à la défaite et donc le pays à la souffrance sociale.Il n’y a pas de PS ancré à gauche sans une gauche du PS qui s’assume et se bat ouvertement et dans l’unité pour ses idées.Il faut une gauche au PS. Ou il n’y aura plus de PS de gauche. Alors Sarkozy aura gagné sur tous les tableaux.

15 avril 2008

Un peu d'air frais...

Bonjour à tous,

Cette semaine, le PSE m'a demandé d'être le "Blogger of the Week" sur leur site consacré au manifesto 2009. Donc, si vous vous ennuyiez de ma prose, je vous invite à aller me lire là-bas. Si vous ne vous ennuyiez pas de ma prose, le site accueille aussi nombre d'autres intervenants et mérite donc le détour.


En attendant, il y a des interviews qu'on s'en voudrait de rater: Flupke Moustache sort de sa réserve et livre un commentaire pas piqué des hannetons au Soir d'aujourd'hui. Un peu d'air frais adressé à la présidence du parti. A lire sans tarder ici.

21 mars 2008

Position du MJS lors du congrès de participation du 19 mars 2008

Le gouvernement "intérimaire" devient "Gouvernement" définitif après les congrès de participation du PS, du CDH, du MR, du VLD et du CD&V, tenus mercredi soir.

voici, pour l'édification des masses, la position défendue par le MJS lors du congrès du PS:

Chers camarades,

Notre parti vit des moments difficiles depuis près de deux ans. Et en tant que Jeunes, nous sommes convaincus que nous avons un rôle important à jouer dans le redressement de la situation.
A travers notre rôle d’aiguillon et notre ton parfois radical ou caustique, nous allons toujours dans le sens des valeurs du socialisme, de ce qui constitue à notre sens l’intérêt du parti qui les défend et des militants qui le composent. Et c’est ce soir encore la ligne que nous voulons défendre.

Des quatre coins du MJS nous revient un écho unanime : nous sommes forcés de constater qu’aucun jeune militant n’est heureux du déroulement des événements de ces derniers mois. Beaucoup nous disent qu’ils ont l’impression que notre parti s’accroche plus au pouvoir qu’à la préservation des vraies valeurs de gauche qu’il est censé défendre.

Beaucoup s’étonnent également de l’insistance avec lequel le Parti a ferraillé – allant jusqu’à en faire une condition de sa propre participation – pour que le CDH monte au Gouvernement fédéral provisoire, qui se transformera peut-être demain en Gouvernement définitif.
Mais était-ce bien notre place


« Devons-nous monter dans ce gouvernement fédéral? Oui ou non? ». En ce qui nous concerne, on est en tout cas plus proches du non que du oui. Un non que nous avions d’ailleurs déjà émis dans une résolution prise lors notre congrès du MJS le 1er décembre 2007.

Je vous parlais tout à l’heure du CDH. Parlons maintenant du SPA. En tant que Jeunes et Socialistes, nous espérions que le PS attacherait plus d’importance à une incassable alliance avec notre parti frère du nord du pays. Cette alliance, voilà le vrai symbole de notre attachement à l’unité du pays, voilà la preuve de notre conviction que la défense des gens et du socialisme transgresse les clivages communautaires et qu’il y a une valeur ajoutée à la Belgique. Sans le SPA dans cette coalition gouvernementale, nous sommes comme la tâche de vin sur une Orange bleue.


On nous demande ce soir de nous prononcer sur la participation des Socialistes au Gouvernement. Je ne vous cache pas que cette participation éveille chez les JS une foule de questions qui peuvent se résumer à celles-ci : « Monter au Gouvernement sur quelles bases ? et pour y faire quoi ? »

Il est évident que, dans une négociation menée sans avoir posé au préalable de lignes rouges infranchissables, toute avancée est à considérer comme un succès.

Et des avancées, bien sur, il y en a.

Je pense que Laurette avec son plan Cancer, son dynamisme et sa hargne va dans la bonne voie.
L’élargissement du Fond Mazout de Christian Dupont est une mesure nécessaire dans une période où le prix de l’énergie ne cesse de flamber.
Paul Magnette est le « jeune » de l’équipe mais il contre avec talent certains slogans électoraux vides du passé. Aujourd’hui grâce à lui en matière d’environnement et de climat, « quand c’est rouge, on avance ».
Nous nous réjouissons de ce que le quatrième motif de recours à l’intérim soit passé à la trappe. Et plus encore de ce que le service minimum ne soit plus qu’un souvenir : le droit de grève est sauf !

Mais l’accord actuel apporte autant de questions que de réponses.

Ainsi des sans papiers.
Le MJS s’est rendu auprès des sans-papiers qui logeaient dans un bâtiment de la Communauté française à la rue Royale. Ceux-ci ont bénéficié après quasiment cinquante jours de grève de la faim d’une solution provisoire pour rester sur notre territoire. Combien de temps encore le PS va-t-il laisser de telles injustices se dérouler dans notre pays dit démocratique?
Bien sur, nous nous réjouissons de ce que l’accord prévoie les attaches durables comme un critère de régularisation. Mais comment les isolés établiront-ils ces attaches durables ? Et si une commission doit en juger, malgré l’opposition d’un VLD vindicatif bien que perdant des dernières élections, de qui sera-t-elle composée ?

Bien sur, nous sommes soulagés d’apprendre que les allocations de chômage ne passeront pas sous les minima actuels – mais pour autant cela veut-il dire que les allocations ne diminueront pas dans le temps, fut-ce pour arriver au minima actuel ?

Il va de soi que nous nous réjouissons d’un assouplissement du numérus clausus. Mais ce n’est qu’un premier pas : c’est une fin définitive qu’il faut mettre à ce système.

Sur le thème important du pouvoir d’achat, on nous assure que les allocations de base atteindront, à terme, le seuil de pauvreté européen. C’est bien le moins ! Mais ce terme, quel est-il ? Et quelle garantie de moyens a-t-on de voir ce but atteint prochainement ?

La mobilité « durable » sera encouragée soit par la gratuité des transports en commun, soit par un remboursement intégral des titres de transports par les employeurs. Suivant quelles modalités ?

Et pour revenir sur le dossier de l’énergie, on nous dit que le Gouvernement pourra intervenir en cas de « dérapage » des prix… Comment un tel dérapage sera-t-il défini ? Et quelle action pourra-t-elle être menée ? Un retour à la fixation du prix, comme c’était le cas pour le pain jusqu’il y a peu ?? Avec compensation financière pour assurer les marges des producteurs ?


Mes chers camarades,

Pour conclure, vous aurez compris que nous sommes extrêmement critiques par rapport à la montée du PS dans ce gouvernement fédéral « provisoirement définitif ». Nous pensons que nous allons être la cinquième roue d’un carrosse orange bleue et nous sommes déçus de ne pas avoir à nos côtés nos « camarades » du SPA.
Bref, sachez que nous, Mouvement des Jeunes Socialistes, notre rôle n’est pas de dire que tout va bien au PS lorsque nos jeunes militants ne se montrent pas satisfaits de la situation actuelle.

Ici, nous voulons surtout poser les questions qui inquiètent les jeunes et lancer par rapport à celles-ci un important signal d’alarme. Notre parti aurait plutôt selon nous intérêt à prendre un peu de recul en vue d’une plus grande reconstruction. Cependant, si pour la majorité de ses membres, le bien-être du parti passe par une montée dans ce gouvernement, nous assumerons, loyalement, notre rôle de soutien critique. C’est pourquoi j’en finirai en demandant, au vu du caractère flou de l’accord qui nous est présenté aujourd’hui, que soit organisé, annuellement, un congrès national d’évaluation du travail de la majorité, dans des circonstances permettant à toutes les fédérations de se prononcer avant la tenue de celui-ci, dans le respect des statuts du parti.

Je vous remercie.

11 mars 2008

Test - ça y est je devrais arriver en fin à mettre des pdf en ligne

Si ça fonctionne, attendez vous à voir fleurir les documents divers et variés!







Read this doc on Scribd: Ensemble janvier 2008 (2)


Il est possible que vous ne parveniez pas à lire le document ci-dessus: c'est sans doute que vous n'avez pas de lecteur flash, ou que le vôtre n'est pas à jour. Vous savez ce qu'il vous reste à faire!

10 mars 2008

"Journalisme" économique ta mère!

Ami/camarade/lecteur, mon amour (biffez la mention inutile),




Vous inculquer par l'exemple les bienfaits du silence, c'est une chose - mais si je me complais dans l'exercice, vous finissez par croire que je vous abandonne dans ce triste monde livré aux propos féroces des ultralibéraux décérébrés vomissant leur haine sur le citoyen tel l'hydre déversant son haleine empoisonnée sur tout qui s'approchait trop près de son platane à Lerne... Mais déjà je m'égare...

Je m'égare car il s'agit aujourd'hui de parler de cette engeance dont on a peine à croire qu'il existe encore des groupes de presse pour leur donner la parole (ah oui, mais j'oubliais que la presse - contrairement à ce qu'elle clame partout - n'est pas idéologiquement neutre). Je parle bien sur du journaliste économique.

Contrairement à l'évidence, il semblerait que le journaliste économique ne soit pas un monstre velu doté de 15 pattes, 4 gueules et 6 sexes de dimensions diverses mais tous largement inférieurs à la moyenne. Non, en fait, le journaliste économique, ça peut ressembler à ceci:


Bon, d'accord, on est loin de Clark Kent. Mais enfin, on aurait vite fait de se laisser endormir par l'aspect à peu près raisonnable du personnage. On aurait tort.



Par exemple, prenons la "chronique" que ce petit monsieur serine aux auditeurs de classic 21 le matin, quand ils ne sont pas encore bien réveillés, ou le soir, quand ils sont abrutis par une journée de boulot et qu'ils cherchent quelques instants d'un réconfort bien mérité dans les embouteillages en se curant le nez et en se laissant aller à chantonner les refrains anti-capitalistes de Jethro Tull. Et, tant qu'à faire, prenons la chronique du jeudi 6 mars en particulier. J'irai nettoyer mon clavier avec une brosse et du savon après, mais allons-y d'une petite citation:


"Le dernier conclave budgétaire a au moins fait un million de victimes, dont la plupart sont des pensionnés. Pourtant, on en parle peu, trop peu. Je m'explique. Faute d'accord entre les partis politiques, la taxe touchant les plus-values des sicav qui ont au moins 40 % de leurs actifs en obligations n'a pas été modifiée. En fait, cette taxe très controversée avait été décidée vers la fin de 2007, puis on a cru qu'elle serait retirée au début de cette année. Ce n'est pas le cas du tout : elle est toujours là et bien là. "


Alors, petit test, à votre avis, qu'est-ce qui fait bondir le brave plumitif? Le fait que, d'après lui - il ne s'encombre pas de références - ce sont principalement des pensionnés qui sont touchés? Ha, ha, laissez-moi rire. Je ne serais pas surpris de l'entendre proférer un de ces quatre matins que seul un pensionné du pilier privé est un bon pensionné.
Ce n'est pas non plus le fait que, à l'attendre, les types qui ont bouclé le budget 2008 auraient autant de morts sur la conscience qu'un sixième des génocidaires nazis ou les animateurs de la guerre civile congolaise.

Non, regardez mieux. Mais si, là, à la troisième ligne: "taxe touchant les plus-values des Sicav". Incroyable, non? l'Etat se met à taxer les plus values de produits financiers! non mais vous vous rendez-compte? C'est à tomber de sa chaise et à briser sa Rolex. Avec ces dangereux adeptes de la révolution bolivarienne dans le gouvernement, au rythme ou ça va, il faudra bientôt une autorisation du soviet suprème pour boire son pim's sur la place m'as-tu-vu.
Ca mérite bien d'aller dire partout que le petit pensionné est la malheureuse victime de la rage taxatoire. Et de s'offrir un grand écart, puisque le journaleux est contraint de conclure sur le fait que le marché de la sicav n'est pas au beau fixe pour le moment...et que les moins-values sont, quant à elle, défiscalisées.

De se dire que ce sont des radios publiques qui dépensent de l'argent et du temps d'antenne pour laisser déblatérer des insanités pareilles, ça c'est un vrai scandale. Après ça, les amis de Reynders vont encore aller dire que la RTBF est l'organe médiatique des socialistes...


Remarquez que les média publics n'ont pas le monopole des colonnes ouvertes aux zigomars et autres ostrogoths. Prenons "Les Echos", par exemple. Il s'agit d'un titre choisi en référence au phénomène acoustique observé lorsqu'on crie dans l'oreille d'un de leurs collaborateurs et qu'on bouche celle d'en face avec un morceau de toile isolante.

Et bien, toujours le 6 mars, on assiste à un autre grand moment de publication quotidienne sur papier journal. Et là, les mots me manquent. C'est du Zola, du Hugo, les morceaux choisis du Childe Harold de Byron. Une révélation fracassante. IL Y A DES ENTREPRISES PUBLIQUES, AVEC DES PS DANS LES CA, QUI ONT RECOURS AUX INTERETS NOTIONNELS!!

Non? SI!

Alors, ça c'est dingue, ça voudrait dire que ces entreprises dont les fonds proviennent de l'Etat, qui délivrent des missions de services publics, qui ne sont pas supposées dégager de bénéfices et qui réinjecteraient dans le système les éventuels marges utiliseraient aussi ces ficelles fiscales? Quel scandale, ouh! les vilains rouges, à la porte!
Quoi, ces révolutionnaires-avec-le-couteau-entre-les-dents-qu'on-ne-comprend-pas-ce-qu'ils-disent* veulent nous empêcher de recevoir de juteux cadeaux fiscaux qui nous permettent d'augmenter notre bénéfice et donc aussi de rétribuer plus grassement encore nos actionnaires ou au minimum de nous acheter une véranda "quatre saisons" pour placer au dessus de nos 4500m² de piscine au milieu du parc? Et dans le même temps, il admettrait que des entreprises publiques échappent à l'impôt (dont elles tirent leur première source de financement) pour réinjecter de l'argent directement dans les rouages?
Enfin... le papier ne refuse pas l'encre, et tous ces poulpes ne s'en trouvent pas plus mal. Seule information intéressante fournie par ces braves gens: le bénéfice net de Fortis pour 2007 est repassé sous la barre des 4 milliards d'euros. Excusez-moi, je vous laisse pour aller essuyer une larme dans mes vieilles liasses de titres au porteur...
* à ne pas confondre avec José Happart, ça c'est juste un couillon avec le cerveau entre les orteils qu'on ne comprend pas ce qu'il dit non plus.

03 février 2008

Vacances!

Il y a sans doute des dizaines de raisons de se résigner. Fatigue de pousser son rocher, saturation, plaisirs divers et/ou faciles permettant de s'accomoder du monde comme il va, intégration dans le système et l'encroutement ou le renoncement subséquent, les défaites qui engloutissent après les victoires qui portent au dépassement... et puis il y a tout simplement l'épuisement.

On ne le voit pas venir, le fourbe, le sournois, qui s'insinue en rampant à chaque activité et qui finit par vous tomber dessus comme le ciel sur la tête de l'innocent Gaulois en ballade à Alesia (ne me demandez pas où c'est, personne ne sait où se trouve Alesia. Gergovie, oui, ça on sait. Mais Alesia, non).

Et pourtant, il y a un truc radical pour en venir à bout d'un coup sec, une recette miracle, une des plus belles inventions du Front Populaire: des congés payés! Ca va faire tout de suite trois ans que je n'en avais plus pris pour moi - c'est à dire que chaque congé passait dans les activités internationales - et bien, y a pas à dire, une semaine ça requinque.

Je reviens plus tard sur la question, considérant que mon colocataire et sa copine s'installe devant un bon film (on ne va pas leur en vouloir: c'est vacances pour tout le monde.) Donc je me replie dans cette partie de la maison sans internet - mais aussi au calme.