15 avril 2008

Un peu d'air frais...

Bonjour à tous,

Cette semaine, le PSE m'a demandé d'être le "Blogger of the Week" sur leur site consacré au manifesto 2009. Donc, si vous vous ennuyiez de ma prose, je vous invite à aller me lire là-bas. Si vous ne vous ennuyiez pas de ma prose, le site accueille aussi nombre d'autres intervenants et mérite donc le détour.


En attendant, il y a des interviews qu'on s'en voudrait de rater: Flupke Moustache sort de sa réserve et livre un commentaire pas piqué des hannetons au Soir d'aujourd'hui. Un peu d'air frais adressé à la présidence du parti. A lire sans tarder ici.

21 mars 2008

Position du MJS lors du congrès de participation du 19 mars 2008

Le gouvernement "intérimaire" devient "Gouvernement" définitif après les congrès de participation du PS, du CDH, du MR, du VLD et du CD&V, tenus mercredi soir.

voici, pour l'édification des masses, la position défendue par le MJS lors du congrès du PS:

Chers camarades,

Notre parti vit des moments difficiles depuis près de deux ans. Et en tant que Jeunes, nous sommes convaincus que nous avons un rôle important à jouer dans le redressement de la situation.
A travers notre rôle d’aiguillon et notre ton parfois radical ou caustique, nous allons toujours dans le sens des valeurs du socialisme, de ce qui constitue à notre sens l’intérêt du parti qui les défend et des militants qui le composent. Et c’est ce soir encore la ligne que nous voulons défendre.

Des quatre coins du MJS nous revient un écho unanime : nous sommes forcés de constater qu’aucun jeune militant n’est heureux du déroulement des événements de ces derniers mois. Beaucoup nous disent qu’ils ont l’impression que notre parti s’accroche plus au pouvoir qu’à la préservation des vraies valeurs de gauche qu’il est censé défendre.

Beaucoup s’étonnent également de l’insistance avec lequel le Parti a ferraillé – allant jusqu’à en faire une condition de sa propre participation – pour que le CDH monte au Gouvernement fédéral provisoire, qui se transformera peut-être demain en Gouvernement définitif.
Mais était-ce bien notre place


« Devons-nous monter dans ce gouvernement fédéral? Oui ou non? ». En ce qui nous concerne, on est en tout cas plus proches du non que du oui. Un non que nous avions d’ailleurs déjà émis dans une résolution prise lors notre congrès du MJS le 1er décembre 2007.

Je vous parlais tout à l’heure du CDH. Parlons maintenant du SPA. En tant que Jeunes et Socialistes, nous espérions que le PS attacherait plus d’importance à une incassable alliance avec notre parti frère du nord du pays. Cette alliance, voilà le vrai symbole de notre attachement à l’unité du pays, voilà la preuve de notre conviction que la défense des gens et du socialisme transgresse les clivages communautaires et qu’il y a une valeur ajoutée à la Belgique. Sans le SPA dans cette coalition gouvernementale, nous sommes comme la tâche de vin sur une Orange bleue.


On nous demande ce soir de nous prononcer sur la participation des Socialistes au Gouvernement. Je ne vous cache pas que cette participation éveille chez les JS une foule de questions qui peuvent se résumer à celles-ci : « Monter au Gouvernement sur quelles bases ? et pour y faire quoi ? »

Il est évident que, dans une négociation menée sans avoir posé au préalable de lignes rouges infranchissables, toute avancée est à considérer comme un succès.

Et des avancées, bien sur, il y en a.

Je pense que Laurette avec son plan Cancer, son dynamisme et sa hargne va dans la bonne voie.
L’élargissement du Fond Mazout de Christian Dupont est une mesure nécessaire dans une période où le prix de l’énergie ne cesse de flamber.
Paul Magnette est le « jeune » de l’équipe mais il contre avec talent certains slogans électoraux vides du passé. Aujourd’hui grâce à lui en matière d’environnement et de climat, « quand c’est rouge, on avance ».
Nous nous réjouissons de ce que le quatrième motif de recours à l’intérim soit passé à la trappe. Et plus encore de ce que le service minimum ne soit plus qu’un souvenir : le droit de grève est sauf !

Mais l’accord actuel apporte autant de questions que de réponses.

Ainsi des sans papiers.
Le MJS s’est rendu auprès des sans-papiers qui logeaient dans un bâtiment de la Communauté française à la rue Royale. Ceux-ci ont bénéficié après quasiment cinquante jours de grève de la faim d’une solution provisoire pour rester sur notre territoire. Combien de temps encore le PS va-t-il laisser de telles injustices se dérouler dans notre pays dit démocratique?
Bien sur, nous nous réjouissons de ce que l’accord prévoie les attaches durables comme un critère de régularisation. Mais comment les isolés établiront-ils ces attaches durables ? Et si une commission doit en juger, malgré l’opposition d’un VLD vindicatif bien que perdant des dernières élections, de qui sera-t-elle composée ?

Bien sur, nous sommes soulagés d’apprendre que les allocations de chômage ne passeront pas sous les minima actuels – mais pour autant cela veut-il dire que les allocations ne diminueront pas dans le temps, fut-ce pour arriver au minima actuel ?

Il va de soi que nous nous réjouissons d’un assouplissement du numérus clausus. Mais ce n’est qu’un premier pas : c’est une fin définitive qu’il faut mettre à ce système.

Sur le thème important du pouvoir d’achat, on nous assure que les allocations de base atteindront, à terme, le seuil de pauvreté européen. C’est bien le moins ! Mais ce terme, quel est-il ? Et quelle garantie de moyens a-t-on de voir ce but atteint prochainement ?

La mobilité « durable » sera encouragée soit par la gratuité des transports en commun, soit par un remboursement intégral des titres de transports par les employeurs. Suivant quelles modalités ?

Et pour revenir sur le dossier de l’énergie, on nous dit que le Gouvernement pourra intervenir en cas de « dérapage » des prix… Comment un tel dérapage sera-t-il défini ? Et quelle action pourra-t-elle être menée ? Un retour à la fixation du prix, comme c’était le cas pour le pain jusqu’il y a peu ?? Avec compensation financière pour assurer les marges des producteurs ?


Mes chers camarades,

Pour conclure, vous aurez compris que nous sommes extrêmement critiques par rapport à la montée du PS dans ce gouvernement fédéral « provisoirement définitif ». Nous pensons que nous allons être la cinquième roue d’un carrosse orange bleue et nous sommes déçus de ne pas avoir à nos côtés nos « camarades » du SPA.
Bref, sachez que nous, Mouvement des Jeunes Socialistes, notre rôle n’est pas de dire que tout va bien au PS lorsque nos jeunes militants ne se montrent pas satisfaits de la situation actuelle.

Ici, nous voulons surtout poser les questions qui inquiètent les jeunes et lancer par rapport à celles-ci un important signal d’alarme. Notre parti aurait plutôt selon nous intérêt à prendre un peu de recul en vue d’une plus grande reconstruction. Cependant, si pour la majorité de ses membres, le bien-être du parti passe par une montée dans ce gouvernement, nous assumerons, loyalement, notre rôle de soutien critique. C’est pourquoi j’en finirai en demandant, au vu du caractère flou de l’accord qui nous est présenté aujourd’hui, que soit organisé, annuellement, un congrès national d’évaluation du travail de la majorité, dans des circonstances permettant à toutes les fédérations de se prononcer avant la tenue de celui-ci, dans le respect des statuts du parti.

Je vous remercie.

11 mars 2008

Test - ça y est je devrais arriver en fin à mettre des pdf en ligne

Si ça fonctionne, attendez vous à voir fleurir les documents divers et variés!







Read this doc on Scribd: Ensemble janvier 2008 (2)


Il est possible que vous ne parveniez pas à lire le document ci-dessus: c'est sans doute que vous n'avez pas de lecteur flash, ou que le vôtre n'est pas à jour. Vous savez ce qu'il vous reste à faire!

10 mars 2008

"Journalisme" économique ta mère!

Ami/camarade/lecteur, mon amour (biffez la mention inutile),




Vous inculquer par l'exemple les bienfaits du silence, c'est une chose - mais si je me complais dans l'exercice, vous finissez par croire que je vous abandonne dans ce triste monde livré aux propos féroces des ultralibéraux décérébrés vomissant leur haine sur le citoyen tel l'hydre déversant son haleine empoisonnée sur tout qui s'approchait trop près de son platane à Lerne... Mais déjà je m'égare...

Je m'égare car il s'agit aujourd'hui de parler de cette engeance dont on a peine à croire qu'il existe encore des groupes de presse pour leur donner la parole (ah oui, mais j'oubliais que la presse - contrairement à ce qu'elle clame partout - n'est pas idéologiquement neutre). Je parle bien sur du journaliste économique.

Contrairement à l'évidence, il semblerait que le journaliste économique ne soit pas un monstre velu doté de 15 pattes, 4 gueules et 6 sexes de dimensions diverses mais tous largement inférieurs à la moyenne. Non, en fait, le journaliste économique, ça peut ressembler à ceci:


Bon, d'accord, on est loin de Clark Kent. Mais enfin, on aurait vite fait de se laisser endormir par l'aspect à peu près raisonnable du personnage. On aurait tort.



Par exemple, prenons la "chronique" que ce petit monsieur serine aux auditeurs de classic 21 le matin, quand ils ne sont pas encore bien réveillés, ou le soir, quand ils sont abrutis par une journée de boulot et qu'ils cherchent quelques instants d'un réconfort bien mérité dans les embouteillages en se curant le nez et en se laissant aller à chantonner les refrains anti-capitalistes de Jethro Tull. Et, tant qu'à faire, prenons la chronique du jeudi 6 mars en particulier. J'irai nettoyer mon clavier avec une brosse et du savon après, mais allons-y d'une petite citation:


"Le dernier conclave budgétaire a au moins fait un million de victimes, dont la plupart sont des pensionnés. Pourtant, on en parle peu, trop peu. Je m'explique. Faute d'accord entre les partis politiques, la taxe touchant les plus-values des sicav qui ont au moins 40 % de leurs actifs en obligations n'a pas été modifiée. En fait, cette taxe très controversée avait été décidée vers la fin de 2007, puis on a cru qu'elle serait retirée au début de cette année. Ce n'est pas le cas du tout : elle est toujours là et bien là. "


Alors, petit test, à votre avis, qu'est-ce qui fait bondir le brave plumitif? Le fait que, d'après lui - il ne s'encombre pas de références - ce sont principalement des pensionnés qui sont touchés? Ha, ha, laissez-moi rire. Je ne serais pas surpris de l'entendre proférer un de ces quatre matins que seul un pensionné du pilier privé est un bon pensionné.
Ce n'est pas non plus le fait que, à l'attendre, les types qui ont bouclé le budget 2008 auraient autant de morts sur la conscience qu'un sixième des génocidaires nazis ou les animateurs de la guerre civile congolaise.

Non, regardez mieux. Mais si, là, à la troisième ligne: "taxe touchant les plus-values des Sicav". Incroyable, non? l'Etat se met à taxer les plus values de produits financiers! non mais vous vous rendez-compte? C'est à tomber de sa chaise et à briser sa Rolex. Avec ces dangereux adeptes de la révolution bolivarienne dans le gouvernement, au rythme ou ça va, il faudra bientôt une autorisation du soviet suprème pour boire son pim's sur la place m'as-tu-vu.
Ca mérite bien d'aller dire partout que le petit pensionné est la malheureuse victime de la rage taxatoire. Et de s'offrir un grand écart, puisque le journaleux est contraint de conclure sur le fait que le marché de la sicav n'est pas au beau fixe pour le moment...et que les moins-values sont, quant à elle, défiscalisées.

De se dire que ce sont des radios publiques qui dépensent de l'argent et du temps d'antenne pour laisser déblatérer des insanités pareilles, ça c'est un vrai scandale. Après ça, les amis de Reynders vont encore aller dire que la RTBF est l'organe médiatique des socialistes...


Remarquez que les média publics n'ont pas le monopole des colonnes ouvertes aux zigomars et autres ostrogoths. Prenons "Les Echos", par exemple. Il s'agit d'un titre choisi en référence au phénomène acoustique observé lorsqu'on crie dans l'oreille d'un de leurs collaborateurs et qu'on bouche celle d'en face avec un morceau de toile isolante.

Et bien, toujours le 6 mars, on assiste à un autre grand moment de publication quotidienne sur papier journal. Et là, les mots me manquent. C'est du Zola, du Hugo, les morceaux choisis du Childe Harold de Byron. Une révélation fracassante. IL Y A DES ENTREPRISES PUBLIQUES, AVEC DES PS DANS LES CA, QUI ONT RECOURS AUX INTERETS NOTIONNELS!!

Non? SI!

Alors, ça c'est dingue, ça voudrait dire que ces entreprises dont les fonds proviennent de l'Etat, qui délivrent des missions de services publics, qui ne sont pas supposées dégager de bénéfices et qui réinjecteraient dans le système les éventuels marges utiliseraient aussi ces ficelles fiscales? Quel scandale, ouh! les vilains rouges, à la porte!
Quoi, ces révolutionnaires-avec-le-couteau-entre-les-dents-qu'on-ne-comprend-pas-ce-qu'ils-disent* veulent nous empêcher de recevoir de juteux cadeaux fiscaux qui nous permettent d'augmenter notre bénéfice et donc aussi de rétribuer plus grassement encore nos actionnaires ou au minimum de nous acheter une véranda "quatre saisons" pour placer au dessus de nos 4500m² de piscine au milieu du parc? Et dans le même temps, il admettrait que des entreprises publiques échappent à l'impôt (dont elles tirent leur première source de financement) pour réinjecter de l'argent directement dans les rouages?
Enfin... le papier ne refuse pas l'encre, et tous ces poulpes ne s'en trouvent pas plus mal. Seule information intéressante fournie par ces braves gens: le bénéfice net de Fortis pour 2007 est repassé sous la barre des 4 milliards d'euros. Excusez-moi, je vous laisse pour aller essuyer une larme dans mes vieilles liasses de titres au porteur...
* à ne pas confondre avec José Happart, ça c'est juste un couillon avec le cerveau entre les orteils qu'on ne comprend pas ce qu'il dit non plus.

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03 février 2008

Vacances!

Il y a sans doute des dizaines de raisons de se résigner. Fatigue de pousser son rocher, saturation, plaisirs divers et/ou faciles permettant de s'accomoder du monde comme il va, intégration dans le système et l'encroutement ou le renoncement subséquent, les défaites qui engloutissent après les victoires qui portent au dépassement... et puis il y a tout simplement l'épuisement.

On ne le voit pas venir, le fourbe, le sournois, qui s'insinue en rampant à chaque activité et qui finit par vous tomber dessus comme le ciel sur la tête de l'innocent Gaulois en ballade à Alesia (ne me demandez pas où c'est, personne ne sait où se trouve Alesia. Gergovie, oui, ça on sait. Mais Alesia, non).

Et pourtant, il y a un truc radical pour en venir à bout d'un coup sec, une recette miracle, une des plus belles inventions du Front Populaire: des congés payés! Ca va faire tout de suite trois ans que je n'en avais plus pris pour moi - c'est à dire que chaque congé passait dans les activités internationales - et bien, y a pas à dire, une semaine ça requinque.

Je reviens plus tard sur la question, considérant que mon colocataire et sa copine s'installe devant un bon film (on ne va pas leur en vouloir: c'est vacances pour tout le monde.) Donc je me replie dans cette partie de la maison sans internet - mais aussi au calme.

07 novembre 2007

Sur les 15 ans d'Ecosy (II)


Suite des opérations, voici la contribution d'Antonio Gambini, ancien Bureau Member d'Ecosy représentant le MJS - et aujourd'hui assistant parlementaire de Benoit Hammon, député européen socialiste français.


A few reflections

Antonio Gambini, ECOSY bureau member, 1999-2003


I am grateful for this opportunity to contribute to ECOSY's debate by sharing a few reflections with the readers of this book commemorating the 15th anniversary of ECOSY.

What impressed me the most when I joined ECOSY bureau, with comrades such as Anders Lindberg, Luke Akehurst, Pierre-Antoine Molina, Alexandra Kramm, Federica Mogherini and Enzo Amendola, to name but a few, was the very high level of the political debate. In a later life, hearing debates in "higher" circles of the European socialist and social democratic family, such as the PES Group in the European Parliament, I have, quite frankly, never been that impressed.

At that time, the most lively debated issues were European federalism, European defence, "society issues" (drugs mainly) and of course enlargement.

But today another range of issues have emerged powerfully. Issues such as purchasing power, linked to stagnant wages and increase in prices of basic necessities (housing, energy, food, healthcare), or the organisation of the "labour market" (as they say), linked with flex-security. This should be a welcomed development for us, as these concerns are, historically, our "speciality". However, electoral campaign after electoral campaign, we seem to lose ground, not only to our traditional conservative and liberal opponents, but also, in a few cases, to political forces on our left.

The role of a socialist political youth movement, and its contribution to the overall family, should also be that of breaking new ground in terms of ideas. Other comrades have to run governments, ensure visibility of a message in the media, organise electoral machines.

Now more than ever, the European socialist and social democratic family needs the input of the young European socialist movement, able to overcome gridlock by majority voting, ambitious enough to tackle the challenges of the day and courageous enough to convince and campaign despite the scepticism of party leaderships.

Sur les 15 ans d'Ecosy


Dans 2 semaines, ECOSY célèbrera son 15ème anniversaire sur le site qui l'a vu naître, à La Haye. (Si vous voulez y assister, il n'est pas définitivement trop tard mais il est vraiment plus que temps, faites vous connaitre au secrétariat du MJS - 02/512.12.18)

En avant-première mondiale de la publication qui marquera cet évènement, je vous livre les contributions de deux figures historiques d'ECOSY et du MJS Belge.

La première est celle de Yonnec Polet, ancien secrétaire général des jeunes socialistes européens et aujourd'hui conseiller politique du Parti des Socialistes Européens.

On the road to an enlarged organisation with higher ambitions
Yonnec Polet, Secretary General, 1999-2001 and 2001-2003


Bureau member, Vice President and twice Secretary general; no surprise that ECOSY played an important role in my life. Being involved in ECOSY, you always remember the excitement of working and sharing political adventures with people from all over the continent. ECOSY is a political experience but it is also a living experience. I do not know any group where you can have so much fun while at the same time having so many interesting discussions, campaigns and common struggles. I have met many interesting people and I have been enriched by all these encounters. I would like in particular to mention Hugues Nancy and Jan Krims, both Presidents during my mandates, and also Philip Cordery and Pau Solanilla, my predecessors, for their precious cooperation. ECOSY could not have been that dynamic without Frida Lopez, who contributed greatly in the organisation‘s work.

The period 1999-2003 was a very interesting political time and the existence of ECOSY goes alongside the evolution of the European integration process. Europe and Social democracy were sailing through new horizons. In 1997, most of our parties came to power, with a number of unprecedented victories described as the pink wave. Unfortunately, the centre-left majority did not take advantage of the situation. The period of dominance for progressive governments did not last for long; the right wing parties quickly developed strong rhetoric while also playing with people’s fears, migration, insecurity and terrorism in the lead. Conservative thinking conquered public opinion and, except for a few exceptions, the pendulum leant to the right. The end of the 90s triggered extensive talks about this new period of historical importance. It was a moment of reflection for the Future of Europe and a decisive time for the European integration project. Looking back, I believe ECOSY adopted the correct political approach at that time.

With the upcoming European Enlargement, we were denouncing the two trends threatening the EU project: First, a less solidaristic EU where the motto “I want my money back” and the “juste retour” that undermined solidarity between countries and people; Second, the risk of a paralysed EU, incapable of overcoming its political divergences as the number of member states was about to increase dramatically. The convergence of these two trends prevented the EU from adopting the correct strategies towards the harnessing of globalisation. This dynamic increased the fears of the EU citizens in relation to their ability to compete on a global market as well as the impact of Eastern European workers, perceived as weakening further their standing in the EU labour market. This was the time when the EU should have given a clear signal on the irremissibility of the three European integration equal pillars: Economic growth, social progress, democratic culture. As good as it was, the Lisbon strategy did not answer our citizens concerns. The slogan of the 5th Congress in Vienna in 2001 “Europe for the people not for profit” made clear Europe’s obligation to take people’s concerns into account. In that sense, ECOSY was vocal during the Youth Convention in 2002, in the run up to the drafting of the new European Constitution, for its insistence on raising the issue of a Social Europe. Unfortunately the President of the Convention did not consider the youth demands. The referendum in France and in the Netherlands demonstrated that the European Social model needed the guarantees that a Social Treaty could have provided.

How did the period of EU enlargement affect ECOSY’s development? It was the time of ECOSY’s own enlargement; a positive move to integrate new member organisations from Central and Eastern countries, giving more credibility and legitimacy to the organisation. We had launched a successful Working group, which laid strong foundations for the subsequent enlargement of ECOSY.. I should also mention that the former debate between tenants of ECOSY and of the European section of IUSY was vanishing, with a consensual view of the relevancy of ECOSY. At that time, the PES did not follow our request of enlarging itself to Central and Eastern parties. I believe it was a mistake, as it would have accelerated their preparation for EU admission and their ability to take up challenges before their citizens. Today, the PES member parties are going trough difficult moments in the “New Europe”. It might be a point of reflection regarding an early integration of parties and youth organisations from the Western Balkans.

In these four years, ECOSY doubled the number of member organisations and of events, and more than tripled the number of participants to its events. It was a period of innovation: the first Leaders Conference (in Brussels), the first Winter University (In Werptfhul), the first large Conference between Congress (in Arnhem), the first event in the Balkans (in Belgrade), the first Euro-Arab Dialogue (in Beirut with IUSY), and the first summer camp with more than a thousand participants (in Attersee). What a growth! It was also a period of solid cooperation with IUSY’s Presidents Umberto Gentiloni and Alvaro Elizalde and Secretary Generals Lisa Pelling and Enzo Amendola on different matters; delegations in the Middle East, our relations with social movements, papers on the rise of far right movements and involvement in the Western Balkans. ECOSY and IUSY have a mutual interest in such synergies which consolidate the social democratic youth movement.

This period of positive transformation had consequences on the functioning of ECOSY and, later on, its political orientation. I always considered that one achievement of ECOSY is the feeling of ownership of each member organisation. The principle of equal representation of member organisations, although not perfectly democratic in terms of membership size, is a guarantee to give space to smaller organisations. The debate at that time on amending the statutes was difficult as the member organisations were divided regarding the accuracy of changing this very fundamental characteristic of the organisation. Let us add that ECOSY’s great asset relies upon its majority voting system, which has contributed to the creation of real political debates in the organisation as well as to the adoption of visionary positioning. .

One must also underline the change in ECOSY’s political orientation. European social democracy was nurtured by the debate on the Third way and the reform of social-democratic thinking. If that debate in itself, between pros and contras, was not on the agenda, the organisation saw a shift in terms of political leadership. It was not only the reflection of an enlarged organisation but of the political orientation within our mother parties.

If ECOSY did not enter the debate regarding the Third way, it made a clear decision to debate with the new social movements for another globalisation. Our presence together with IUSY in Porto Alegre (tens of young socialists), Firenze (a thousand ECOSY people) and other Social Forums paved the way for the participation of the social democratic family. Points of divergence with the PES emerged at times but today we can gladly observe that the Global Progressive Forum is member of the International Council of the WSF. Today, the World Social Forum has lost its dynamism but we should not undermine the role it played and its potential. We have been amazed by the number of young people attending the European Social Forum of Paris, London and Athens. ECOSY has a role to play in fostering convergence among progressive people and promoting our ideas in these forums.

Being present in these forums is also a way to increase the visibility of ECOSY. I must confess that it was always difficult to reach large audiences and mainstream media. Organising campaigns, in other occasions than those of European elections, was a breakthrough in this regard. The objective was to pass our message and to reach new people: “Education is our future”; “Fighting social injustice”; “Enlarged Europe”. It was one more means to advance on the way to an ever-integrated organisation.

At the end of the day, our objectives are simple: influencing EU politics and getting more people on board. Were we successful? We have put a lot of effort to influence the PES and the PES Group. We have not always achieved our objectives, yet this is the best way for ECOSY to be influential: raising awareness, stimulating raising discussion and contributing to the drafting of documents.

ECOSY will benefit from a generational process: more and more ECOSY veterans will achieve high functions in their respective parties. This will help the organisation grow. Already today, several MEPs have a background in ECOSY. It is now the responsibility of the current generation to use this network profitably.

Concerning reaching new audiences, ECOSY has always had the inherent problem of international organisations: Being the business of a small group of people, far away from the interest of the leaders, distant from the members. ECOSY should always pay attention not to fall in that trap. As ECOSY takes its strength from its member organisations and from its grassroots members, a good combination of the two must be the objective. Involving leaders is as important as reaching the grass roots. The question of individual membership was not further developed because of obstacles in terms of implementation. Was that a missed opportunity? Time will tell, but in the era of mass communication, all means of involvement should be envisaged.

Mandate after mandate, the same issues are faced; visibility, influence, front runner in thinking and acting. It is the destiny of each political movement. I am confident that you will demonstrate that European Young socialists are ready to take up the challenge and promote our ideas. I am proud to observe that ECOSY is growing steadily and got recognised as a credible interlocutor in the European Social democratic family and outside, in the European Youth Forum, with European organisations and in the World and European Social Forum (with the GPYF).

ECOSY is a great tool for progressive young people, with great achievements we can be proud of. It has always been a front runner in European policy: integrated, innovative, democratic. Let’s continue the adventure started in 1992: Europe needs a strong voice for young people! Europe needs ECOSY!

22 octobre 2007

Guy Môquet, texte alternatif.

C'est aujourd'hui que l'omniprésident Sarkozy a décidé de faire lire en classe la lettre de Guy Môquet à ses parents.

Pour rappel, Guy Môquet était un militant communiste, arrêté par la Gestapo et fusillé. Le Président français se garde bien de mettre en avant les opinions politiques de Môquet pour ne plus faire de lui qu'une sorte d'icône éthérée incarnant le fantasme d'une France résistante dépolitisée.


Si vous tenez à lire du Môquet aujourd'hui, je vous invite à plutôt vous pencher sur ce poème (en cours de rédaction par lui) confisqué le jour de son arrestation et qui, si on en peut pas parler de grande littérature, remet en tout cas la Maison du Peuple au milieu du village!


Tuer le Capitalisme.


Parmi ceux qui sont en prison

Se trouvent nos 3 camarades

Berselli, Planquette et Simon

Qui vont passer des jours maussades


Vous êtes tous trois enfermés

Mais Patience, prenez courage

Vous serez bientôt libérés

Par tous vos frères d’esclavage


Les traïtres de notre pays

Ces agents du capitalisme

Nous les chasserons hors d’ici

Pour instaurer le socialisme


Main dans la main Révolution

Pour que vainque le communisme

Pour vous sortitr de la prison

Pour tuer le capitalisme


Ils se sont sacrifiés pour nous

Par leur action libératrice



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